Pour une fiscalité juste : TVA Zéro %
Au Sénégal, les serviettes hygiéniques sont encore taxées à 18 %, comme s’il s’agissait de produits de luxe. Pourtant, chaque femme doit en utiliser, chaque mois, pendant plus de trente ans de sa vie. Cette fiscalité injuste renforce les inégalités et aggrave la précarité menstruelle.
Les études locales montrent que le coût est un obstacle majeur. À Pikine et Guédiawaye, 31,8 % des jeunes filles et femmes n’ont pas de revenu propre et dépendent de leur mère, d’un époux ou d’un petit ami pour acheter des serviettes (Rapport-GHM-Pikine-et-Guediaway)
Pour ces femmes, chaque hausse de prix ou chaque taxe est une barrière de plus. Beaucoup finissent par utiliser des solutions de fortune : morceaux de tissu, coton, avec des risques sanitaires graves.

« Les règles ne sont pas un choix. Alors pourquoi les protections hygiéniques sont-elles traitées comme un luxe ? »
— citation militante
Supprimer la TVA, ce n’est pas seulement alléger le budget des familles. C’est aussi reconnaître que les protections hygiéniques sont des biens de première nécessité. Plusieurs pays ont déjà franchi le pas :
- le Kenya a supprimé la TVA dès 2004, et finance la distribution gratuite dans les écoles depuis 2017 ;
- l’Afrique du Sud a retiré la TVA en 2019 ;
- l’Écosse est allée plus loin en instaurant la gratuité universelle.
Le Sénégal ne peut pas rester à l’écart de ce mouvement. Taxer les serviettes, c’est taxer le sang des femmes. C’est faire de la dignité un privilège et non un droit.
Notre demande est claire : une TVA à 0 % sur tous les produits menstruels. Parce que la dignité ne se négocie pas, et que l’égalité commence par la reconnaissance des besoins essentiels.
